-Vous êtes déclaré-ent coupable !

El a du mal à comprendre ce qu’el fait là, en face de cette dent de montagne, el ne se souvient pas. El a beau chercher, aucun souvenir n’explique sa présence ici. Il y a eu des échos, des syllabes qu’El n’arrivait pas à rassembler pour faire mot. Des « ou », des « a », des « k », mais qui ne s’attachaient pas entre eux. Le pire, c’est qu’EL sentait bien que ce n’était pas la première fois qu’El se retrouvait là, à se demander pourquoi. Comme une boucle sans début, ni fin.
Les sons semblent provenir tout à la fois du fonds des vallées en bas comme de l’intérieur de son crâne. Et c’est à ce moment-là qu’el découvre ses mains posées dessus d’ailleurs. Comme pour tenter de retenir les sons à l’intérieur ou de les empêcher d’entrer, ou les deux. Les échos lui donnent le tournis, el est obligé de s’asseoir et de prendre conscience de tout ce petit corps qui tremble. Les froids. Celui de la terre, des cailloux sous les cuisses, du vent sur la peau. Celui des os, du liquide qui coule juste à côté du sang, comme pour li maintenir en vie coûte que coûte, celui des oreilles, tristes petits écoutoirs impuissants à canaliser tous ces flux d’informations de différentes longueurs d’ondes. Celui des images, celui de cette dent posée là et qui tape sur celle qu’elle à l’intérieur et qui gonfle depuis quand déjà ? celui des nuages, qui aurait pu la réchauffer avant, mais ça c’était avant. Celui qui maintient le tout en place sans qu’el sache très bien ni pourquoi, ni comment.
Si el inclut les espaces, elle a déjà dépassé la frontière, si el ne les compte pas, il lui en reste à peu près cent cinquante. Une phrase.
Elle ouvre ses mains. Dans la main gauche est écrit « Et pourtant » et dans la droite « elle tourne ».
Qui ? Quoi ? Quand ? Où ? Comment ? Et surtout, quel est le mot qu’il lui manque ? 4.
T’as oublié les odeurs, ça aussi ça compte😉
roh, première fois que j’approuve un commentaire…comment ça, j’ai pas encore pris ma douche???comment tu le sais??? pour le fulgure de demain alors…