…comme chaque un, je a eu l’étrange impression de découvrir un endroit tout en ayant l’intime conviction de reconnaître un envers. Comme si monter les trois marches qui menaient à cette terrasse équivalait à signer un contrat avec l’espace-temps, d’être à la fois spectateur et acteur d’un imaginaire réel. Je n’avait heureusement pas le courage d’en avoir tout-à-fait conscience, ce qui lui permit d’accepter ce contrat en parfaite inconscience. On y mange, promet la pancarte, des produits locaux cuisinés sur place. Et déjà cette étrange impression que la nourriture débordera gaiement de tout contenant. Pour les plus cultivables, l’accroche se fera par le faux-marbre, autrement appelé stuc, datant de 1910 et rénové par la locataire du lieu depuis dix-sept saisons maintenant. Pour d’autres, ce sera la collection de magazine parlant de Gestes qui sera l’entrée la plus évidente, surtout s’ils retrouvent l’article à l’intérieur qui parle de leur propre travail. Et pour d’autres encore, d’autres encore. Il semble que ce lieu offre autant de point d’entrées que d’yeux qui en cherchent un. Je essaye depuis lointemps de trouver l’équation exacte pour mettre en évidence les qualités intrinsèques de cet endroit/envers, et je n’en a jamais été aussi proche qu’en s’en éloignant un peu, pour trouver la distance nécessaire à la retranscription des perspectives potentielles. Je a du se noyer dans ses propres nœuds avant qu’il se défassent d’eux-mêmes. Et toucher du bout de la conscience ce qui fait non pas sens, mais suspension du besoin d’en trouver un.