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De belles choses

J’écoute Erik Satie. J’écris moins de conneries quand je l’écoute. Il faudrait que je m’en souvienne.

De belles choses.

Un instant. Dans le mouvement. Un jaillissement. La crête d’une boucle. Juste avant de retomber. Le voir, essayer de le saisir puis oublier de tendre la main. Juste être là, dans l’instant.

Ca peut être en faisant une mousse au chocolat, en écoutant une musique, en réécrivant une vie, en fumant une clope qui annonce la montée, en maugréant, en agressant, ça peut venir n’importe quand et n’importe où. Le surgissement. L’éclair à travers la fenêtre. Même obscurvie de l’épaisseur d’une suée nocturne. L’œil avant la main. Que ne se lève la main, que ne se lève la main.

Je ne vis quasiment que pour ces moments-là. Les autres, tous les autres moments, n’existent que pour les mettre en relief, en avant, que pour les savourer plus encore.

Sont-ils beaux ? Non. Ils sont la beauté. La beauté, ça transperce là où rien d’autre ne passe. Ca vient de l’extérieur, pourvu que l’intérieur n’ait pas été encombré. Pourvu qu’on ait laissé la place pour que les rayons transpercent.

Un peu, rien qu’un peu suffit.

Alors, l’envie de tout sortir pour laisser plus de place pour la prochaine fois, pour les rayons remplissent tout l’espace. Mauvaise idée, nécessaire, qui ne peut ni ne pas être, ni être autrement.

Rien. Tout. Perdre l’illusion des mots. Et en inventer d’autres.


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