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Go to hell with all your fucking doubts, René!!! (Chapitre 4)

Ou “Cogito ergo seum”, “je pense donc seum »

J’écris pour me vider. Parce qu’à l’intérieur de ce petit corps, il y en a trop. Qu’un seul corps puisse contenir tout ce qu’il contient me donne la nausée trop de matins et trop de soirs et trop de journées.

Il y a les jours mornes, les jours glorieux, et les autres.

Ceux où je me lève déjà trop tard, le soleil est déjà sorti de la nuit. Ceux où je vois qu’apprendre le piano, j’aurais du avant, maintenant il est trop tard. Ceux où.

Temps/espace. Quand l’intervalle te montre tout ce que tu as raté.

Pourtant, depuis le début d’année 2024, même ces matins là se sont adoucis. Il est 11H09 et j’écris au clavier de l’ordinateur, tant pis s’il est déjà trop tard.

Tant pis si je ne me suis pas levée à 4h30 pour passer 1 heure à me réveiller tout doucement dans une nuit rassurante, avec mes deux cafés et mes trois clopes. Tant pis si je n’ai pas mis en place l’emploi du temps journalier qui me permettrait d’exploiter au mieux mes capacités en tous domaines. Tant pis si je n’ai pas mis en place le semainier que j’ai commencé il y a un an. Tant pis si j’ai arrêté d’apprendre l’hébreu avant même de commencer les voyelles. Tant pis si je suis encore tombée sur une flopée de formations plus ou moins gratuites sur l’apprentissage du langage Python « à partir de 0 », en n’y comprenant toujours pas grand-chose. Tant pis si je n’ai toujours pas essayé de faire une pâte feuilletée par moi-même pour tenter de les insérer en production pour l’année à la Détente. Tant pis si je n’ai toujours pas scanné tous les livres de Pierre, bibliothèque incroyable et insoupçonnée. Tant pis si je n’ai pas mis en place le relevé par vidéos des témoignages des habitants du village. Tant pis si je n’ai toujours pas compris exactement ce que je voulais faire avec le Métamicien. Tant pis si je n’ai toujours pas compris. Tant pis si je ne comprends toujours rien à rien.

Tant pis.

J’y verrai sûrement mieux avec une cinquième clope.

Ou pas.

« Les regrets sont des saucissons. »

Delphine Arras, Je plonge des bleus

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