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Concordance des corps

La concordance des corps

Posé là sur le fichier Word, j’ai peur de gâcher avec des mots. La grâce du mouvement retranscrit. La place exacte donnée à la construction humaine. L’eau. La branche. Et tous les restes de rêves.

« -J’en ai marre, en quinze ans, j’ai pas appris à parler anglais…

-(si tu savais comme tu n’en as pas besoin) …mais tu brrrdmmm dlnnn… (les mots sont des traîtres de toutes façons) … les gens qui viennent ici mmmrnnnblll dlll ghmnrlln… (non, pas des traîtres, tu vois, même en laissant passer plus de dix heures, je n’en trouve toujours pas à ta hauteur, aussi imparfaitement sublime) … »

Le silence qui suivit n’était que l’aveu d’une incapacité à exprimer un dixième de quart de nano-mesure des rayons que chaque un de tes gestes, quelle que soit la matière, donne à voir les rayons. Que chaque un s’exerce à les percevoir, ce n’est pas ton problème. Laisse-nous juste goûter aux possibles que tu sais faire apparaître en chaque « rien » que tu touches.

Bien sûr que tu en as conscience, un peu, pas trop. Bien sûr que « ça » ne te suffit pas, parce que si ça te suffisait, aucun de noùs ne pourrait s’y engouffrer pour tenter de. Alors merci pour chaque un de passage, il manque encore quelque chose, il manquera toujours encore quelque chose, et c’est cela que tu offres à chaque un. L’occasion d’en prendre conscience, un peu, pas trop.

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oiseaux sur Eaux @blanchebreton

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