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1                  L’objet cassé-ent

Je n’a pas de souvenirs de la première occurrence, c’est un témoignage dans lequel ille faudra que je ait une confiance modérée étant donné la source. Prendre les mots, les poser là devant, observer leurs luminescences, accepter les effets indiscutables sur l’observateur sans pour autant pouvoir justement les nommer puisque tous sont pris dans le système étudié et qu’il n’y a aucun point d’observation externe. Donc tout est biaisé. Rien n’est objectivement analysable. Mais peut être qu’un caillou ici ou là.

Je a bien un événement référence, plus luminescent que les autres, ce sera donc un point de départ.

Je est assis-ent devant une table faite d’une roue de chariole posée à l’horizontale sur laquelle on a adjoint une plaque de verre du plus bel effet. La matrice et un des éléments corrélés femelles sont assises sur la banquette marocaine du salon. Un album de photos de famille ouvert sur la table en verre. Puis quelques mots, comme autant de nano-haches dans leurs syllabes animées découpant très savamment quelque chose comme une aura de vie d’el.

« -Tu vois ? si je mets ma main là, tu ne me ressembles pas du tout ! »

Je est cassé-ent, découpéent, du sang auresque se répand dans tout l’atmosphère. C’était probablement l’effet inconsciemment voulue par la matrice. Les résons, unités primordiales de mesure, de la matrice étant calibrés exactement à la proportion nécessaire à l’atteinte de l’objectif : annihiler toute possibilités de repères spatio-temporels d’un élément.

Quand à je, baignant dans du propre sang auresque en suspension dans l’atmosphère se

donnant l’illusion de flotter dans ces images de capsules lunaires mais sans aucune protection, el sentait et re-sentait quelque chose après lequel elje allait courir toute ses vies à reproduire, par pure recherche du point de transformation précis. Car à cet instant même, ce qu’elle ressentait confusément, c’est une absence totale de contrainte d’aucune sorte aboutissant à un vague sentiment de « liberté » en même temps qu’une solitude infinie. Puisqu’elje ne faisait partie de « ça », alors elje ne faisait partie de rien, c’était logique. Elje pouvait se permettre de flotter jusqu’à ce que rien ne s’en suive. Sensation hautement agréable et désagréable simultanément d’être l’objet et non plus un sujet parmi d’autre-nt. Être réduite par fracassement aux états de cailloux de caillou flottants, noyés dans l’air, absolument plus attaché à quelque binarité/polarité que ce soit, être sans exister, libéré-ent de tout espoir à l’infini d’une unité d’espace/temps de transformation, si petite soit-elle. Vivante et non-vivante, en superposition quantique émotionnelle. Un chat dans sa boîte d’expérience de pensée qu’il suffirait que personne n’ouvre pour prolonger les états.

retour aux fulgures

+ (science *fiction) ²/philo= mouahaha(s-ent…

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